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Deux chaudières a ganulés fonctionnant en tandem dans une école maternelle : voila un chan tier inhabituel pour I’entreprise d’installation JPF Sarl, convertie depuis 2003 aux énergies renouvelables. A sa tête, Jean-Pierre Fauveau, ancien ingénieur clans le domaine de l’électricité, qui travaille aujourd’hui aussi bien le solaire que la géothermie, et, donc, le chauf fage bois.
Le groupe scolaire de Cernay-la-Ville, dans les Yvelines, s’appuyait depuis Iongtemps sur deux chaudières fioul pour chauffer les classes de l’école maternelle et un appartement de fonction situé dans les locaux. Des chaudières vieilles de plus de vingt ans, a la consommation très élevée entraînant des coûts de fonctionnement importants. Pour prendre le problème à bras le corps, une étude énergétique a été menée au printemps 2007, qui a débouché sur un projet de rénovation d’ensemble : équiper tous les radiateurs de robinets thermostatiques, remplacer les fenêtres a simple vitrage, substituer de la laine de chanvre à l’isolation en laine de verre, et surtout, installer un nouveau système de chauffage. Apres avoir pensé se tourner vers le gaz naturel, la mairie a pris la décision de recourir a un système de chaudières à granulés, notamment pour une question de coût d’approvision nement sur le long terme.
La société JPF a alors pris le relais, avec en perspective un chantier un peu particulier pour une entreprise plus habituée a des installations de taille moins importante chez des particuliers.

Une des anciennes chaufferies abrite à présent le silo à granulés réalisé en forme de W pour optimiser l’alimentation des deuw vis.
Pour mettre en place le système, it a été décide de réutiliser les deux pièces contingentes qui abritaient jusque-la chacune une chaudière fioul. Cette fois-ci, une pièce abrite les chaudières a ganulés alors que la seconde sert de silo, avec une simple cloison a traverser pour les vis d’alimentation.
Avec une puissance nécessaire estimée à 90 kW, il aurait été possible d’installer une seule grosse chaudière. Jean-Pierre Fauveau a cependant préfère opter pour un tandem de chaudières Ökofen Pellematic dune puissance respective de 48 kW chacune. « C’est une logique d’optimisation », explique-t-il. En effet, la puissance dune seule des deux chaudières étant normalement suffisante pour la majeure partie de I’annee, elles pourront fonctionner le plus souvent en alternance à puissance nominale pour davantage d’efficacité.
Mais chaque chose en son temps : avant de débuter l’installation à proprement parler, il a d’abord fallu s’occuper des cuves de fioul, à savoir les vider, les nettoyer, assurer le dégazage et enfin les remplir de sable. Une opération sous-traitée auprès d’une entreprise spécialisée qui s’est également chargée d’évacuer les chaudières obsolètes. JPF a ensuite attaque la construction du silo à ganulés. « Une simple opération de menuiserie », rassure JeanPierre Fauveau, même s’il a tout de même fallu donner à cet espace de stockage une forme de W pour assurer la bonne alimentation des deux chaudières. Enfin, une fois celles-ci mises en place, les vis et les réseaux de fumist erie installes, l’ensemble du système a pu être mis en route à la fin du mois d’août dernier. Toute l’installation a été réalise en trois semaines par Jean-Pierre Fauveau et son fils, simplement aidés à l’occasion par une trois ième personne pour le transport de matériel.

Le système de régulation comprend un automate programmable pour chaque chaudière, et une régulation centralisée qui gère la production de chaleur et sa distribution, selon les besoins des salles de classe et de l’appartement de fonction. A titre d’illustration, l’installation comporte quatre circulateurs, un pour chaque chaudière vers la nourrice, puis, à partir de celle-ci, deux autres alimentant respectivement les salles de classe et l’appartement de fonction.
Du côté de l’entretien, pas de difficulté particulière. Une petite formation est simplement prévue avec le personnel municipal pour la gestion des cendres. Le réapprovisionnement en granulés ne devrait pas non plus être trop contraignant puisque les capacités de stockage du silo s’élèvent a vingt tonnes, davantage que la consommation annuelle estimée a dix-huit tonnes par an. L’installation fonctionnant seulement depuis la période de la rentrée des classes, les acteurs du projet manquent par contre de recul sur le calibrage du système, d’autant que la période froide n’a pas vraiment commence. Cela dit, un rendez-vous est d’ores et déjà prévu cet hiver avec Ökofen pour analyser la consommation et affiner la régulation.
Au final, pour Jean-Pierre Fauveau, l ‘ex perience de ce gros chantier – qui aura coûté un total de 55000 euros – est très positive. « Notre savoir-faire est valorise », estime-t-il, « et la collectivité a montré I’exemple en se tournant vers une solution granulés ». De fait, a I’école comme a la mairie, personne ne regrette ce choix.